Au fil de mes pérégrinations sur
les terres bruxelloises, wallonnes et européennes –je ne m’aventure jamais
vraiment au-delà de ce monde connu-, il m’arrive souvent de penser que la lutte
au nom d’une certaine idée de la civilisation et de l’homme, que je mène avec
d’autres, est perdue.
On pourra citer, parmi les causes
de la défaite programmée, des raisons aussi diverses que l’évolution démographique
–comprenez le remplacement de population-, l’intérêt égoïste des élites ou
encore le fatalisme, mais la réalité est plus cruelle : la déréliction
actuelle découle de la morale de vaincu instillée dans toutes les strates de la
société.
La défense de l’identité basée
sur l’héritage des siècles n’est en effet plus menée, à la hussarde et pour le
panache, que par quelques irréductibles, forcément trop peu nombreux, qui ne
transigeront jamais sur l’essentiel. Les autres, que je prends pour des lâches,
des soumis et/ou des traîtres, ont renoncé, se sont tapis dans l’apathie ou ont
entrepris de collaborer avec les forces ennemies.