lundi 16 février 2026

Faut-il lire encore lire les classiques de la littérature ?

"Faut-il se forcer à lire les classiques ?", s'interrogeait récemment France Inter entre deux tirades idéologiques et quelques chroniques d'humoristes pas vraiment drôles. A la question, il faudrait opposer une affirmation : oui, les grands romans sont essentiels à la tranquillité de nos âmes. Lorsque nous sommes enfants, ils éveillent notre imaginaire ; jeunes adultes, ils accompagnent notre plongée dans le grand monde ; arrivés à maturité, ils nous offrent la sagesse de penser que rien de ce qui est humain n'est jamais totalement binaire ; en fin de vie, ils nous aident, par leur rappel de la beauté et du tragique de l'existence, à appréhender le grand passage.  


J'avoue d'emblée être parfois épuisé par les commentateurs qui parent la littérature d'atours trop présomptueux ; je m'ennuie souvent des émissions littéraires et de leurs péroraisons soporifiques à force d'être trop mielleuses ; je me méfie du verbiage des écrivains actuels sur leur époque et me lasse des poncifs - la "petite musique" de l'un, le "pastoralisme" de l'autre - et des débats répétitifs - "faut-il séparer l'oeuvre de son auteur ?". 

samedi 7 février 2026

JO de Milan-Cortina : une cérémonie d'ouverture devrait toujours ressembler à ça !

Et soudain Laura Pausini est apparue dans le stade milanais de San Siro, belle comme une Italienne, puissante par la voix et l’envoûtante présence, symbole de son pays, dont elle interpréta magistralement l'hymne national comme sans doute jamais personne ne le fit, avant qu'un choeur de femmes ne prît le relais pour achever l'Inno di Mameli au coeur du village alpin de Cortina d’Ampezzo. Pendant ce temps-là, les Corazzieri, cuirassiers italiens, hissèrent le Tricolore avec une solennelle lenteur.

Le temps s'est alors arrêté, le cours tumultueux d’un monde en capilotade aussi. On se mit à frissonner, à avoir la larme au coin de l’œil et à espérer. Canova fut ressuscité en même temps que son œuvre séraphique prenait vie sous nos yeux  ; des colonnes de mannequins mirent la mode à l’honneur dans la ville qui est un de ses berceaux et rendirent par la même occasion hommage à Giorgio Armani, récemment décédé ; Mariah Carey nous fit voler avec sa reprise de Nel blu dipinto di blu de Domenico Modugno ; le ténor Andrea Bocelli interpréta superbement Nessun Dorma, comme le fit Luciano Pavarotti il y a vingt ans lors des Jeux de Turin. L’Harmonie était le thème majeur de la cérémonie, loin du chaos, du désordre, du wokisme.