samedi 2 mars 2019
Renouer avec une écologie de droite
samedi 2 février 2019
Le véganisme, ce nouvel intégrisme
Le véganisme ne susciterait guère de débat et ferait office de simple bizarrerie contemporaine s'il se cantonnait à un écheveau de pratiques alimentaires, culturelles et cosmétiques ayant pour dénominateur commun le refus, pour soi-même, de consommer tout produit d'origine animale. Or, en imposant - ou en tentant d'imposer- leur mode de vie à l'ensemble de la société, les activistes vegans sont aujourd'hui assimilables aux fondamentalistes religieux refusant la laïcité et le cantonnement de leurs pratiques dans la sphère privée. Pis, en utilisant l'intimidation et la violence, ils rangent leurs actions dans la catégorie du terrorisme.
Les bouchers font ainsi, de plus en plus fréquemment, l'objet de menaces et d'attaques, au point, dans certains cas, de devoir demander une protection policière. Pour avoir moi-même dénoncé les actes de violence proférés par les anti-corrida, je fus l'objet de menaces de mort similaires à celles que je reçus de partisans de l'Etat islamique : dans un cas, les photos qui me furent envoyées pour me promettre le même sort furent celles de taureaux vaincus, dans l'autre, d'Occidentaux décapités - la corrida est pourtant un spectacle accordant au taureau sacrifié les vertus transcendantales du sacré lié à une tradition puisée dans l'héritage des siècles.
jeudi 14 décembre 2017
Le sage et le guerrier du crépuscule à l'aurore
vendredi 4 août 2017
De droite
De la même manière que la révolution nationale entre le XVIe et le XIXe siècle avait enfanté des intérêts divergents entre l’Eglise et l’Etat d’une part et entre le centre et la périphérie de l’autre, tout comme la révolution industrielle avait divisé la société entre les possédants et les travailleurs ainsi qu’entre l’industrie et l’agriculture, la révolution mondiale à l’œuvre clive désormais la société entre gagnants et perdants de la mondialisation. L’évidence est telle qu’elle pourrait signifier la fin des notions de gauche et de droite ou une refonte de leurs acceptions.
mercredi 26 juillet 2017
Conseils de lecture pour l'été
lundi 26 juin 2017
Des hommes pour un combat de civilisation
jeudi 9 mars 2017
Homère à la rescousse de l'Occident décadent
Chez Homère, l’individu souverain demeure maître de son destin, quoique, époque oblige, forcément influencé par les divinités qui, bien qu’au-dessus de la mêlée, s’incarnent jusqu’à prendre fait et cause pour un des protagonistes : Aphrodite soutient Pâris qui l’avait élevée au rang de plus belle parmi les déesses, Arès se range du côté des Troyens, Athéna et Hermès viennent en aide à Ulysse, Poséidon s’oppose à lui, Eole oscille entre les deux positions. En réalité, l’intervention divine hâte les destins individuels davantage qu’il ne les influence réellement. D’ailleurs, tempère l’académicienne helléniste Jacqueline de Romilly, « quand ils interviennent, eux qui peuvent tout, ce n’est point pour faire s’effacer la raison humaine. Au contraire, on dirait qu’Homère offre toujours, dans l’Iliade, des miracles que chacun peut y reconnaître, en tous les temps, les souvenirs familiers des surprises imposées par la vie »(2). Le christianisme, qui doit sa mainmise sur l’Occident à son OPA sur un monde romain en déclin, inversera les rôles en faisant découler toute chose du tout-puissant.